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Portrait de l’équipage : Dimitri
Dimitri a cette façon bien à lui de marquer les gens qu’il rencontre. Quelques expressions signatures, beaucoup de rires et une attention sincère portée aux autres laissent inévitablement des sourires sur son passage.
Dimitri grandit à Bourges, une ville du centre de la France, avec ses parents et sa sœur.
«Grandir et évoluer en tant que queer à l’époque, en France, c’était pas simple. » confie-t-il.
C’est à l’âge de 14 ans qu’il fait son coming out. Quelques années plus tard, vers ses 16 ans, il assume pleinement son identité : plateformes aux pieds, cheveux colorés et tenues flamboyantes.
« Je ne me reconnais plus du tout là-dedans aujourd’hui! », raconte-t-il en riant.
À 17 ans, il part vivre à Lyon, où il restera jusqu’à ses 23 ans. La ville, plus ouverte d’esprit, lui offre un environnement dans lequel il peut évoluer plus librement. C’est aussi à cette époque que Lady Gaga devient son idole. Il la suit depuis ses débuts et se reconnaît dans son univers profondément artistique, décalé et avant-gardiste. Ses albums deviennent, au fil du temps, de véritables repères dans sa propre histoire.
« Chaque album tombait parfaitement à chaque période de ma vie. »
Born This Way, sorti au moment de son coming out, occupe une place particulière. Entièrement dédié à la communauté LGBTQIA2S+, l’album accompagne Dimitri dans une période importante de son parcours.
À Lyon, il entame des études en cuisine. Il complète trois ans d’études supérieures dans le domaine et effectue notamment des stages dans des restaurants étoilés. Il pense alors en faire une carrière, jusqu’à ce que ses expériences dans un milieu très traditionnel et misogyne lui fassent réaliser que cet univers ne lui correspond pas.
En 2020, il arrive au Canada et s’installe d’abord à Lévis, où il travaille comme assistant-gérant d’une boutique de vêtements, puis souhaite rapidement se rapprocher de Montréal avec son copain.
C’est à travers son intérêt envers les activités touristiques de la métropole qu’il découvre le Bota Bota. Il postule aux réservations par intérêt pour l’endroit, sans savoir encore que quelques années plus tard, il contribuerait toujours au succès du spa flottant.
Il débute dans le département des réservations, devient assistant-superviseur quelques mois plus tard grâce à son dévouement et sa rigueur, puis occupe ce rôle pendant un an et demi. Lorsque son permis de travail arrive à échéance, Dimitri doit alors retourner en France. Toutefois, avant son départ, il échange avec Annick, directrice marketing, qui lui ouvre la porte de son équipe. Il revient au Canada en mai 2024 et rejoint alors l’équipe marketing.
Aujourd’hui, Dimitri aime la diversité de son rôle, les rencontres qu’il fait avec les différents partenaires, mais surtout la liberté dont il dispose pour développer de nouveaux projets.
« Il n’y a pas une journée qui se ressemble !»
Sa créativité grandissante et sa passion pour la culture l’amène à mettre en place divers évènements, dont le Ciné-Spa.
« Je suis fier de pouvoir lancer de nouveaux projets et les voir prendre forme, voir que ça plaît aux gens et que ça crée une communauté. »
Le cinéma occupe d’ailleurs une grande place dans sa vie. Dimitri aime particulièrement les films d’auteur et le cinéma d’horreur. Il aime cette sensation de disparaître du monde extérieur pendant quelques heures et de se laisser complètement absorber par une histoire.
« Pendant 1h30, tu te coupes du monde extérieur, tu es dans ta bulle, complètement immergé dans un autre univers. »
Il s’intéresse autant au résultat qu’à tout ce qui se cache derrière : le processus créatif, les personnes qui travaillent dans l’ombre et tout ce qui permet de donner vie à une œuvre.
Entre la rigueur qui l’accompagne au travail, sa curiosité, son goût pour les univers artistiques et cette créativité qu’il développe de plus en plus, Dimitri semble avoir trouvé au Bota Bota un terrain de jeu qui lui permet d’explorer plusieurs de ses intérêts.