Bota Bota
Cancer du sein: trouver son ancrage
Aujourd’hui, on constate qu’environ une femme sur huit aura un diagnostic de cancer du sein au cours de sa vie. Un chiffre qui fait froid dans le dos et pousse à une prise de conscience. Cette année, le Bota Bota s’associe fièrement à la Fondation du cancer du sein du Québec afin de mettre en lumière et de sensibiliser sa communauté à ce sujet.
Quand le diagnostic s’invite dans le quotidien
« Ça va faire un an dans une semaine. » Natalie Emond, Directrice de l’expérience client au Bota Bota, est assise derrière son écran d’ordinateur, d’où elle me parle. Ses cheveux courts témoignent de son parcours, alors que dehors, la neige ne cesse de tomber. « J’ai découvert une bosse sur mon sein droit », se remémore-t-elle, « je suis proche de la ménopause et mon corps change. Ça m’a pris 2 mois avant que j’aille voir mon médecin ».
C’est une réalité pour de nombreuses personnes, comme pour Isabelle Patenaude, Directrice du développement pour la Fondation du cancer du sein du Québec. Il y a six ans, enceinte de son second enfant, elle ne remarque pas tout de suite la transformation de sa poitrine. « Dans le cas d’une grossesse, on perd complètement nos repères parce que nos seins changent énormément. »
Depuis cette découverte, Natalie observe ses journées différemment. « Le plus difficile, ce ne sont pas les traitements. C’est l’attente. L’attente de la vraie vie. » Elle me raconte l’avant et l’après-diagnostic. Ces moments de latence, le temps en suspens et toutes les questions sans réponse qui viennent avec. « Quand on reçoit un diagnostic de cancer du sein, c’est l’équivalent d’un tsunami tant pour la femme que pour sa famille que pour son entourage », explique Isabelle.
L’accompagnement au-delà des soins médicaux
Natalie a arrêté de travailler il y a un an, une année qui lui semble terriblement longue et courte à la fois, « C’était hier, il y a un an! » Elle trouve du réconfort auprès de sa famille et de ses amis quotidiennement. Elle le sait pourtant, sa vie est sur pause mais cela ne veut pas dire que celle des autres l’est aussi.
La Fondation du cancer du sein du Québec a été pensée pour aider les personnes dans le même cas que Natalie. « C’est mon diagnostic qui m’a amenée à venir travailler à la Fondation », confie Isabelle. « Ce qui me motive, c’est de pouvoir offrir du soutien et des services justement aux femmes tout au long de cette trajectoire-là. »
Elle ressent une certaine fierté de pouvoir remplir plusieurs vides laissés par le système de santé actuel.
« Autour d’un diagnostic, il y a toute la notion de santé mentale, l’organisation familiale, la précarité financière aussi ». Ces effets collatéraux, la Fondation les prend en charge, entre autres, grâce à ses partenariats, à ses dons et à ses collectes de fonds.
Une réalité partagée
Le Bota Bota compte à son actif 88 femmes employées, soit 60% de l’équipage. Si la statistique d’une femme touchée sur huit dit vrai, c’est une véritable piqûre de rappel à laquelle nous faisons face. La maladie est présente et nous concerne tous.tes.
« Mon regard sur le temps a changé. Je célèbre les victoires maintenant; mes reconnaissances ne sont plus les mêmes. » Avec émotion, Natalie partage la gentillesse, la douceur et le professionnalisme de son équipe médicale. Des atouts primordiaux pour traverser ce chapitre compliqué avec amour et bienveillance.

Bota Bota s’engage à reverser à la Fondation 5$ par massage ou soin ayant lieu du lundi au jeudi, entre le 19 et le 29 octobre 2026. Pour soutenir la cause et réserver votre visite : botabota.ca/reservation/
Pour en savoir plus sur la Fondation du cancer du sein du Québec, visitez: rubanrose.org