Portrait d'employée: Nereyda P. | Bota Bota, spa-sur-l'eau

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Portrait d’employée: Nereyda P.

Ce portrait s’inscrit dans une série que nous réalisons chaque mois, afin de célébrer la pluralité et l’inclusion que le Bota Bota souhaite continuer à promouvoir.

« Quand je pense aux sirènes, je pense à la beauté, au fait qu’elles chantent beaucoup. Quand j’étais jeune, je ne m’aimais pas comme ça, je ne retrouvais pas ces qualités en mois. Mais maintenant je suis fière de qui je suis », Nereyda, agente de réservations au Bota Bota depuis un an s’offre une parenthèse de réflexion sur son prénom. C’est sa mère, grande fan de mythologie grecque qui la nomme ainsi. Nereyda est un clin d’œil à néréide, qui veut dire sirène. « C’est peut-être pour ça que mes cheveux sont orangés… j’ai un style farfelu, comme la petite sirène ! »

Née au Canada de parents salvadoriens, elle est complètement imprégnée de la culture de ceux-ci. C’est son père qui immigre au Canada en premier, et lors de ses nombreux allers-retours vers son pays d’origine, il tombe amoureux de celle qui sera la mère de Nereyda. « Ils habitaient dans la même rue ! », se confie-t-elle. « Mes parents ont essayé de garder la culture et la langue vivante à la maison. Je suis allée plusieurs fois au Salvador, toute ma famille y est. » Lorsqu’elle pense à ce pays, ce sont les gens qui lui viennent d’abord en tête, « Ils sont tellement chaleureux, c’est différent d’ici, car tout le monde est dans sa bulle. » Une collection d’heureux moments lui viennent en tête, « Les fruits ! Ils sont délicieux ! La plage, la mer, je peux faire du surf là-bas. C’est mon pays. »

Nereyda pratique l’animisme, une croyance en un esprit, une force vitale, qui anime les êtres vivants, les objets, mais aussi les éléments naturels, comme les pierres ou le vent, ainsi qu’en des génies protecteurs. C’est avec sa grand-mère qu’elle apprend et s’adonne aux rituels simples de la vie quotidienne. « Quand je fais du café, du thé, lorsque je me prépare à manger, je remercie ce moment. J’essaye de passer plus de temps au soleil. Ce sont des affaires simples, mais tout peut être un rituel. C’est une question de vivre le moment qu’on a. C’est important de garder cette croyance en vie, afin de mieux la transmettre autour de nous et aux générations futures. »

Cette croyance l’invite à réfléchir à qui elle est, et comment elle souhaite évoluer dans les prochaines années. « Je travaille sur ma personne, au niveau physique et mental. J’étudie la connaissance de moi-même à travers du journaling. Cela m’aide à voir des sujets qui reviennent dans ma vie. Je suis perfectionniste, je me demande toujours ce que je pourrais faire de mieux demain. »

Les deux dernières années auront appris à Nereyda l’importance de la santé, du corps et de l’esprit. « J’ai travaillé dans un centre funéraire pendant la pandémie, et ma mère est tombée malade en même temps. Ça m’a choqué et j’ai fait un 360. La santé, c’est tellement important. » Au milieu de l’action de ce centre, elle croisait des familles endeuillées et baignait constamment dans une atmosphère lourde et sombre. « Ça fait voir la réalité de la vie, mais c’est difficile sur le moral ».

Aujourd’hui au Bota Bota, elle est heureuse d’avoir changé de milieu. « On vend la vie ! » dit-elle dans un sourire.

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