Bota Bota x Petites-Mains | Bota Bota, spa-sur-l'eau

Incroyable, mais vrai : Le spa est ouvert malgré le froid. Venez profitez de l’hiver avec nous!

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Bota Bota

Bota Bota x Petites-Mains

Chaque année durant le temps des fêtes, les employés du Bota Bota s’investissent au sein de plusieurs organisations, afin de donner de leur temps bénévolement.

L’intégration à cœur

« Ça fait déjà 27 ans que Petites-Mains existe », m’apprend Sonia Frangeul, Adjointe de Direction à Petites-Mains depuis 2016. Le haut bâtiment qui héberge plusieurs programmes de réinsertion à Montréal se tient droit et fier sur le Boulevard Saint-Laurent. C’est la rencontre entre Nahid Aboumansour et Sœur Denise Arsenault qui lui aura permis d’être ce qu’il est aujourd’hui : une lueur d’espoir pour les femmes nouvellement arrivées au Québec.

« Petites-Mains, c’est un tremplin pour accéder au marché du travail », révèle Sonia. « On est surtout reconnus pour la couture industrielle parce qu’on offre une formation socio-professionnelle dans ce domaine. Mais nous offrons aussi une formation en cuisine, et commis de bureau. Ce sont 95% de femmes immigrantes qui sont ici. »

Ce besoin d’intégration, Mme Aboumansour l’aura ressenti dès son arrivée au Québec. Fraîchement arrivée du Liban en 1989, elle ne parle pas Français et ses diplômes d’architecture ne sont pas reconnus sur place. Aujourd’hui, elle aide, grâce à Petites-Mains, de nombreuses femmes dans la même situation qu’elle. « Nous offrons des cours de Français, et avant même de les aider à trouver un emploi, nous les aidons à comprendre la société québécoise, ses valeurs et ses droits. » 

L’indépendance comme fil rouge

« Quand ces femmes débutent à Petites-Mains, la majorité d’entre-elles ne connaissent rien du tout en couture industrielle. Elles passent donc à travers différentes étapes dans la formation. » Parce que c’est une entreprise d’économie sociale, ces femmes apprennent en travaillant sur de vraies commandes; « Nous avons acquis une expertise et une notoriété en couture industrielle. Ce sont notamment nous qui faisons les tabliers des conseillers de la SAQ, les chandails des pompiers de la ville de Montréal et beaucoup de designers font aussi appel à nous pour la création de sacs en tissus. », explique Sonia.

Le chemin de ces femmes aux Petites-Mains leur permet de découvrir leurs forces et leurs faiblesses. « Dès qu’on évalue où elles se sentent le mieux, on guide leur parcours d’insertion dans ce domaine-là et ensuite on les aidera à trouver un emploi qui sera adapté à leurs compétences mais surtout qui leur permettra de s’épanouir. » Souligne Sonia.

« Je pense que l’âge c’est vraiment quelque chose de personnel et qu’on peut se sentir très jeune à 60 ans et très vieux à 30 ans. » M’indique Sonia lorsque je lui demande s’il existe une restriction en termes d’âge pour avoir accès aux services de Petites-Mains. Bien que les critères d’entrée soient assez souples, il est important que ces femmes soient capables de travailler et de suivre un rythme de travail en entreprise. « On s’assure que la personne pourra s’épanouir dans son travail mais pourra aussi répondre aux demandes d’un employeur. Donc c’est vraiment un ajustement au cas par cas. »

Prendre son bien-être en main

Le 14 décembre dernier, 3 massothérapeutes et 2 membres de l’équipe marketing se sont retrouvés sur place afin d’offrir de leur temps bénévolement. Les participantes et quelques employés sur place ont eu l’opportunité de bénéficier de massages sur chaise, une façon de se détendre un instant.

Douleurs au dos, aux mains, les participantes échangent quelques mots avec leurs massothérapeutes, qui offrent du réconfort à travers leurs mains bienveillantes. Lorsque la porte s’ouvre, c’est à chaque fois un visage endormi, cheveux défaits, qui se révèle, un léger sourire aux lèvres.

« Le bien-être pour une personne immigrante, c’est l’idée de se sentir à sa place et ça passe par avoir un but dans la vie. C’est sûr que la famille, c’est essentiel, mais de pouvoir avoir un travail, avoir son propre argent pour s’acheter ses propres aliments, ne plus dépendre d’un mari ou d’un frère, c’est important ».

Sonia insiste sur le concept de communauté; « Avoir un réseau d’amis c’est tellement essentiel. Aux Petites-Mains, elles rencontrent des femmes du monde entier et elles développent des amitiés qui vont cheminer avec elles toute leur vie.  C’est tellement riche cette expérience ! Le bien-être c’est être à sa place et se sentir entouré, aimé et transmettre tout ça aux personnes qui nous entourent. »

Un avenir plein de promesses

Comme les femmes qu’il aide, le bâtiment des Petites-Mains ne cesse de grandir et de se diriger vers de nouveaux horizons. Le café-traiteur, l’accueil et la réception en travaux au rez de chaussé, promettent un nouveau souffle à cet endroit plein de magie.  

« C’est sûr que c’est un gros projet. On fait ça étage par étage, cet édifice a tellement de potentiel ! Avant, le lieu n’était pas particulièrement visible, les gens ne savaient pas qu’il y avait un café-traiteur, mais là avec le nouveau design, il y aura de grandes baies-vitrées ouvertes sur le parc, ça va être vraiment magnifique. » Les travaux se termineraient au printemps 2023.   

À l’aube d’une nouvelle année, Sonia n’hésite pas à partager son espoir pour le futur. « On peut souhaiter de continuer à se renouveler sans cesse pour pouvoir toujours répondre aux besoins des femmes pour que chacune puisse trouver sa place et se sentir bien au Québec. »

Vivre avec dignité demeure la mission de cet organisme, et avec celle-ci, de nombreux efforts sont mis en place quotidiennement afin de contribuer à la création d’une société toujours plus inclusive et harmonieuse. « Malheureusement il y a encore beaucoup de stéréotypes et de clichés très durs sur les personnes immigrantes, ce qui est très, très triste. » Se désole Sonia.

Elle croit pourtant en une perspective lumineuse et pleine de promesse. L’empreinte de cet organisme va bien au-delà des femmes qui ouvrent ses portes tous les jours. « Toutes ces actions pourront aussi avoir un impact sur leurs propres enfants, qui pourront accéder à cet espoir et cette envie de contribuer à la société. Ça commence à Petites-Mains, mais ça continue de mille façons. L’impact est tellement grand, c’est ça qui est beau. » Termine Sonia, une petite lumière au coin des yeux.


Pour en savoir plus sur les Petites-Mains, visitez leur site web: www.petitesmains.com

Photos: Thibault Carron