Gastronomie

Mi-doux, mi-amer

La vérité sur le chocolat

À notre époque où les diètes et les tendances alimentaires nourrissent les conversations plus que jamais, on ne s’étonnera pas du fait que le chocolat est sur toutes les lèvres. Ses détracteurs s’insurgent contre son omniprésence, ses adeptes chantent passionnément ses louanges, pendant que des nutritionnistes et des diététistes tentent de le décrire en termes se voulant objectifs.

Dans ce brouhaha, il est parfois difficile d’y voir clair. Dans cet ordre d’idées, voici quelques bienfaits et quelques méfaits que les scientifiques attribuent au chocolat, dans la mesure où on opte pour le noir.

LES BIENFAITS

Diminue stress et déprime

On avance que l’ingestion de chocolat contribue à la sécrétion de substances opiacées dans le cerveau. L’effet légèrement euphorisant de ces dernières permettrait de réduire le stress et de contrer la déprime. De plus, les propriétés anticoagulantes du chocolat permettent de réduire la tension.

Stimule le cerveau

Étant donné qu’il contient des antioxydants, le chocolat stimulerait la circulation sanguine, entre autre vers le cerveau. C’est d’ailleurs pour cette raison que certains chercheurs le recommandent pour les patients souffrant d’Alzheimer ou de démence.

Attise la libido (peut-être)

Plusieurs recherches parues au fil d’années de recherche permettent de déduire que le chocolat stimule le désir sexuel, une particularité qu’on observe le plus souvent chez les femmes. Le sujet est cependant toujours matière à débat.

Lutte contre la fatigue

En plus de la caféine, le chocolat contient de la théobromine, une substance qui elle aussi contribue à l’état d’éveil. Les chercheurs estiment aussi que la consommation de cacao stimule la production de neurotransmetteurs, lesquels ont une influence sur le sommeil.

LES MÉFAITS

Affaiblit les os

On a découvert il y a quelques temps que le chocolat aurait un effet négatif sur la densité osseuse, spécialement chez les femmes. En effet, plus la consommation s’avère élevée, plus les os s’affinent. La modération est donc de mise.

Nuit au sommeil

Pour les mêmes raisons qui en font un bon adjuvant contre la fatigue, le chocolat peut causer des troubles de sommeil. En plus de contribuer à l’état d’éveil, la caféine et la théobromine constituent des stimulants musculaires, ce qui n’aide en rien.

Perturbe l’humeur et provoque migraines

Ceux qui mangent du chocolat de manière compulsive seraient à la recherche d’un effet narcotique. Mais en réalité, cet effet se résume à cette légère vague euphorisante citée plus haut. Même si, neurologiquement, le chocolat agit de manière similaire à la sérotonine, l’effet est de courte durée et rend le « retour sur terre » difficile. L’humeur s’en trouverait donc perturbée, jusqu’à provoquer des migraines par moments.

En terminant, notons que le chocolat a traversé non seulement les époques, mais également les cultures. Né en Amérique Centrale et en Amérique du Sud, il a ensuite charmé les Européens qui sont passés maîtres à l’art de le préparer. Puisqu’il a plu à tant d’être humains, pourquoi s’en priver? La modération est évidemment de mise, mais à l’occasion de Pâques, osez vous gâter un peu.