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Détente

Et la lumière (artificielle) fut!

par Jamie O’Meara

La majorité de l’année, la plupart d’entre nous profitent de la lumière naturelle que nous procurent les doux rayons du soleil tout au long du printemps et de l’été. Mais quand le mercure est à la baisse et que le soleil se fait de plus en plus discret — notamment lors du solstice d’hiver, le 21 décembre (la journée la plus courte de l’année en termes de luminosité) —, le manque de lumière naturelle peut avoir un effet nocif sur les personnes souffrant de trouble affectif saisonnier (TAS), aussi connu sous le nom de dépression saisonnière ou déprime hivernale.

On estime que plus de 10 % de la population vivant dans les climats nordiques souffre du TAS. Heureusement, l’efficacité de la luminothérapie – lorsqu’appliquée de façon régulière – a été démontrée dans le traitement de cette affection. Après seulement une semaine de traitement, on peut remarquer une amélioration significative des symptômes du TAS. La luminothérapie aurait aussi des effets bénéfiques sur d’autres types de dépression et sur les troubles du sommeil liés aux perturbations du rythme circadien. Elle peut aussi contribuer à amoindrir les effets du décalage horaire et à composer avec un horaire de travail nocturne, puisque l’exposition à la lumière diminue la production de mélatonine, une hormone sécrétée par le corps et favorisant la régulation du rythme circadien et des cycles de sommeil.

Chez les personnes souffrant de dépression saisonnière, les premiers symptômes se manifestent généralement lorsque la température devient plus maussade et que les jours de grisaille deviennent monnaie courante, que l’automne s’installe et que l’ensoleillement diminue. On remarque ensuite une nette amélioration des symptômes au retour du printemps, quand la lumière naturelle se fait plus abondante. Les traitements de luminothérapie sont donc à prescrire pendant cet intervalle. Si l’on ne peut se permettre une petite escapade hivernale ou profiter des journées ensoleillées pour s’adonner à des activités extérieures, les séances de luminothérapie peuvent être une option intéressante.

Un traitement de luminothérapie typique consiste à s’exposer pendant 30 minutes à une lampe à rayons UV filtrés émettant un éclairage de 10 000 lux, à raison d’une ou deux fois par jour. Les traitements peuvent toutefois varier en fonction de chaque individu et de ses besoins. Administrée de façon appropriée, la luminothérapie est sécuritaire et ses effets secondaires sont minimes, se limitant dans quelques rares cas à une fatigue oculaire ou à des maux de tête. Et au cas où vous vous poseriez la question : non, vous ne serez pas plus bronzé à la fin de votre traitement!