Portrait d'emplyée: Debora T. | Bota Bota, spa-sur-l'eau

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Portrait d’emplyée: Debora T.

Ce portrait s’inscrit dans une série que nous réalisons chaque mois, afin de célébrer la pluralité et l’inclusion que le Bota Bota souhaite continuer à promouvoir.

Un fil rouge, des Açores à Montréal

« J’ai pris un accent franglais, et tout le monde me demande si je suis anglophone alors que ma première langue est le portugais ! », s’amuse Debora T., superviseur des réservations au Bota Bota depuis 2 ans 1 /2.

Née aux Açores, elle émigre au Canada avec ses parents à l’âge de 6 ans. Elle passe son enfance et son adolescence à Gatineau avant de s’aventurer à Montréal au début de sa vingtaine, afin de commencer des études en design de mode.  

« Au début, je voulais devenir styliste. J’avais même décidé que mon nom de marque serait Tavares (mon nom de famille) et je demandais à mes professeurs de seulement m’appeler comme ça », se souvient-elle dans un rire. « Mais je ne réalisais pas à l’époque la quantité de travail qu’il fallait mettre dans ce rêve… »

Malgré une collection de 5 vêtements, un défilé réussi et son travail mis en valeur dans La Presse, Debora ne devient pas Karl Lagerfeld, comme elle le souhaitait à ses débuts. « Pour bâtir ta marque tu dois faire ton vêtement de A à Z, tu ne peux pas te permettre de ne pas avoir d’équipe à tes côtés, pour t’aider à faire ton marketing, trouver des gens qui vont acheter tes créations. »

 Elle se questionne longuement à savoir si le stylisme était son but ultime. « Et puis, j’étais pas mal poche en couture, il ne fallait pas trop s’approcher des vêtements », glisse-t-elle, un sourire dans la voix.

Quand les pinceaux retracent la mémoire

C’est ainsi qu’elle se tourne vers la peinture, qu’elle décrit comme l’amour de sa vie. « J’ai rencontré une fille qui faisait ses études en éducation de l’art, et ça m’a donné le goût ! ». Enseigner la pratique, exposer son art, en vivre éventuellement, voilà le nouveau rêve de Debora qui lui semble aujourd’hui bien plus atteignable.

« La peinture, c’est ce qui me calme, c’est tellement essentiel pour moi. Je ne le fais pas pour les autres, mais pour moi. J’ai hâte d’en faire à plein temps. », confie-t-elle, rêveuse. De l’acrylique en passant par l’huile à l’abstrait, c’est dans le figuratif qu’elle trempe ses pinceaux aujourd’hui. Ses cours lui offrent la liberté de s’exprimer, de plonger dans ses souvenirs et de s’améliorer continuellement.

Une de ses dernières oeuvres se penche sur la question de l’immigration. « N’importe quelle personne qui a vécu l’immigration peut se poser la question qu’est ce que je fais ici ? Mais une fois de retour dans le pays d’origine, on peut se poser exactement la même question ». Le plus elle se concentre sur son histoire, le plus elle se souvient de choses enfouies. Une quête infinie, au plus profond de son art.  

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