Portrait d'employée: Hamida L. | Bota Bota, spa-sur-l'eau

Visites sans rendez-vous acceptées pour le circuit d’eaux, mais réservations fortement recommandées en période achalandée, notamment le samedi.

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Portrait d’employée: Hamida L.

Ce portrait s’inscrit dans une série que nous réalisons chaque mois, afin de célébrer la pluralité et l’inclusion que le Bota Bota souhaite continuer à promouvoir.

« J’ai toujours eu envie de découvrir le monde », Hamida, Cheffe d’équipe de l’entretien ménager depuis décembre 2021 au Bota Bota, m’annonce la couleur, dès le début de notre conversation.

Née à Lille en France dans une fratrie de 8 enfants, elle suit un cursus scolaire classique avant de s’intéresser aux paysages au-delà de sa ville natale. « Je me cherchais… On passe tous par des phases comme ça. » Elle accepte un travail à Saint-Barth et c’est à ce moment que sa vie change. « J’ai attrapé le virus du voyage. Je suis allée en Asie, en Amérique Latine, en Jordanie, en Israël… J’ai fait de l’humanitaire, j’ai une fibre sociale peut-être un peu trop développée ! » m’avoue-t-elle en riant.

Ces voyages pour elle sont une façon d’explorer ce qu’elle désir profondément : se trouver un nid, un petit coin de Paradis quelque part sur terre où elle serait prête à s’installer officiellement. À Montréal depuis quelques années, ses débuts sur le continent ne sont pas faciles. « J’avais du mal à m’acclimater, à être loin de ma famille. Je suis une hyper-sensible; mes émotions je les vis en tout temps, je pleure quand j’ai envie de pleurer. » Les fruits de ses efforts voient pourtant le jour. « Je me suis fait énormément d’amis ici, que je considère comme ma famille. J’ai trouvé à Montréal l’endroit que je cherchais depuis tant d’années. »

Son introspection quotidienne, Hamida la vit à travers de nombreuses passions, comme la photo. « Je me suis acheté mon premier boitier en 2015. Ce qui me plait, ce sont les portraits des gens que je fais lors de mes voyages. On voit vraiment l’âme des gens; c’est un instant figé et c’est ça qui me plait. » Elle m’explique vouloir engager une attitude plus bienveillante envers son art. « La photo je suis vraiment amoureuse de ça, j’adore.  Je suis perfectionniste dans tout ce que je fais et parfois ça me ronge. Je suis très dur avec moi-même. »

Hamida confesse ne pas pouvoir accepter les compliments. « Je me construis aujourd’hui en m’acceptant. J’ai vécu des événements assez tragiques dans ma famille et ces démons ont traversé les différentes étapes de ma vie. Mais je ne peux pas vivre dans le passé. » Au printemps 2021, elle soumet sa candidature en tant que mannequin pour la prochaine campagne publicitaire Bota Bota. Celle-ci est retenue à sa grande surprise. « Postuler à la campagne a été un véritable processus de guérison. »

Dans les mots et l’histoire d’Hamida, il n’est pas difficile de distinguer une envie sans retenue de cicatrisation. « Se livrer c’est confronter ce qu’on a envie d’oublier. Il est temps de tourner la page du passé. »

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