Portrait d'employée: Élira N.S-O | Bota Bota, spa-sur-l'eau

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Portrait d’employée: Élira N.S-O

TW: suicide, troubles de l’alimentation

Ce portrait s’inscrit dans une série que nous réalisons chaque mois, afin de célébrer la pluralité et l’inclusion que le Bota Bota souhaite continuer à promouvoir.

Née à Montréal d’une famille d’origine Albanaise, Elira, agente aux réservations au Bota Bota semble venir d’un autre monde. Son débit de parole est impressionnant et le livre de sa vie contient une liste faramineuse de chapitres, à tout juste 20 ans.

Première femme trans à travailler à bord, elle est heureuse de pouvoir communiquer sa fierté à travers de nombreux médias. « J’ai toujours été inspirée par l’idée d’inspirer les autres. N’importe qui est capable d’avoir une vie avec du succès. » Le plus important pour elle, c’est de montrer que les personnes trans sont des personnes qui peuvent être heureuses. « Il arrive que des jeunes personnes trans m’écrivent pour me dire que j’ai eu un impact sur leur vie ».

Élira n’est pas une inconnue aux aléas difficiles de la vie. Sa sœur, elle aussi une femme trans, s’est enlevée la vie il y a de ça un an. « C’est important que l’on reconnaisse que notre situation est difficile. Il faut créer et trouver des endroits que l’on puisse considérer comme des safe space où l’on ne juge pas. Le Bota Bota en fait partie, mais il y en a malheureusement peu comme ça. »

Elle se retrouve souvent être la première personne ouvertement trans, que ce soit dans des lieux privés ou publiques. Un poids qu’elle porte avec beaucoup d’humilité, en gardant toujours en tête les membres de sa communauté. « J’ai toujours fait partie de cette communauté. Ma blonde est aussi une personne trans. On est comme tout le monde, nous n’avons pas de différence ! »

C’est à travers de nombreuses activités qu’elle apprend aussi à se découvrir. Depuis 5 ans, elle manie l’humour afin d’adoucir le monde extérieur. Finissante du programme jeunesse de l’École Nationale D’humour à Montréal, elle fait du stand up et de l’improvisation dans des bars. « J’adore l’humour absurde, c’est très représentatif de qui je suis ».

Le mannequinat fait également partie de sa vie et ce, même avant sa transition. « Ce monde-là est très difficile. J’ai eu beaucoup de troubles alimentaires à cause de lui. » Aujourd’hui, elle reprend le contrôle sur cette histoire en choisissant ses propres contrats.  Elle souhaite faire du mannequinat uniquement pour des compagnies inclusives qui représentent ses valeurs. Vous l’aurez d’ailleurs peut-être aperçue dans une de nos récentes vidéos promotionnelles pour notre soin du corps Évasion Mer.

Élira jumelle son travail au Bota Bota par des études qui la mèneront en médecine vétérinaire. Elle touche du doigt le rêve de soigner les grands animaux, une spécialité moins connue dans le domaine. « J’ai adoré mon stage à la SPCA que je viens de terminer ! »

Il semblerait qu’Élira soit bien de notre monde finalement, une étoile du nord brillante, qui montre le chemin à ceux qui le cherche, contre vents et marées…

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